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14 juillet 2009

14 juillet en Amazonie

Saint Laurent du Maroni fête le 14 juillet avec une prise d'armes et un défilé.
Le cadre est magnifique avec le Maroni en toile de fond.

Garde à vous pour les uns et assis dans l'herbe pour les autres.


Arrivée du drapeau


Accueil des officiels : sénateur, député, maire, colonel..., le sous-préfet est absent et représenté par le directeur de cabinet du préfet.


Séquence émotion : aujourd'hui, l'évènement c'est la remise de la légion d'honneur à un officier du RSMA (Régiment du Service Militaire Adapté).
Bien sûr c'est exceptionnel à Saint Laurent.


Ensuite, c'est le défilé.
Les officiels ont bien du mérite à rester immobiles en plein soleil.


Mon ami Robert arbore un grand sourire.
C'est lui avec la chemise verte !


C'est enfin le défilé avec toujours le drapeau en tête.


Ensuite c'est le 9ème RIMA, basé à Saint Jean du Maroni.


Stéphane, commandant de la PAF, et Robert, de l'ONF et du blog "Tribulation en Guyane " font le salut. Merci la casquette !


Même le plongeur des pompiers a mis sa tenue.
C'est le seul qui a le droit de s'arroser avant le cocktail !


Bien sûr ce ne sont pas les Champs Elysées mais l'ambiance est sympathique pour cette cérémonie sous les tropiques, aux portes de l'Amazonie.

11 septembre 2007

La Forestière


A une heure de Saint Laurent, sur le fleuve Maroni, quelques vestiges subsistent du bagne de la Forestière.

Il s'agit d'un camp spécial du bagne créé en 1931 pour y déporter les révolutionnaires indochinois.



Ces hommes étaient dans leur majorité des lettrés, membres du parti communiste.

Il y aurait deux survivants : l'un à Cayenne et l'autre à Paramaribo.

Le camp de la Forestière a été fermé dès 1934.
Il existait deux autres camps : Crique Anguille et Camp Tigre.





































Ce site est proche de villages bushinengués.
Mais il n'est pas dégradé par les hommes.

Seulement mangé par la forêt.

13 août 2007

En pirogue sur le Maroni

Fin juillet, je pars pour cinq jours de mission sur le Maroni. Mission officielle de la préfecture, j'en ramène quelques photos.



Cool Slideshows!


28 avril 2007

Impressions du Maroni




Arrivé début septembre en Guyane je pars quelques jours plus tard à Saint Laurent du Maroni où l'ambiance me rappelle plus l'Afrique que le Périgord.

Mes premières impressions pour le boulot sont très positives, du travail de terrain, des projets à lancer et à épauler avec les différents partenaires, des choses difficiles mais intéressantes, et beaucoup moins de travail administratif.

Une semaine après : mission de 7 jours en pirogue sur le Maroni où j'accompagne le sous-préfet.

Nous sommes conduits par trois piroguiers : un au moteur et deux à l'avant pour guider.

Le fleuve est très large. J'ai du mal à le comparer à un fleuve de métropole. La Dordogne est un gentil ruisseau à côté.

Passage de sauts (rapides), dont l'un a 14 mètres de dénivelé : le Lesse Dédé autrement dit le Saut de la Mort ! Mais les piroguiers sont des pros et il n'y a pas de problème. A l'aller nous avons contourné ce saut à travers un labyrinthe de bras du fleuve.

Le fleuve est-il dans la forêt ou bien est-ce que c'est l'inverse ?

Le premier jour, étape à Grand Santi, le deuxième à Papaïchton et le troisième arrivée à Maripasoula, plus grande commune de France (18000km2 soit deux fois la Dordogne !). Par contre c'est moins peuplé quoique dans la forêt il existe des villages inconnus. Des villages d'orpailleurs illégaux.

A partir de Maripasoula, je passe dans une autre pirogue plus petite conduite par un Wayana du coin.

Destination Antecume Pata (je ne sais pas si vous voyez ce village sur une carte). C'est le village fondé par André Cognat, un français qui vit là-bas depuis 40 ans.



Le lendemain, avec une pirogue indienne encore plus petite, j'ai la chance d'aller au dernier village Wayana du haut-Maroni à Pidima.

Bien sûr tout au long du voyage on peut se rafraîchir, soit à la pause du midi en piquant une tête, soit en prenant une vague assez régulièrement. Impossible d'arriver sec en fin de journée et encore il ne pleut pas .

Quelques nuits en hamac. Il m'a fallu 2 jours au retour pour ne plus avoir la sensation de tanguer.

Les Wayanas du Haut-Maroni subissent les conséquences désastreuses de l'orpaillage.

Concernant ce dernier point, les gendarmes de Maripasoula ont saisie une cargaison de 26000 litres de gasoil sur 5 pirogues qui partaient ravitailler les sites sur l'Inini.